La rémanence en radionique

Nous allons aborder dans ce chapitre la question délicate en radionique de la rémanence, et tenter d’y apporter un jour nouveau. En effet, les travaux de nos prédécesseurs ont déjà permis d’établir avec une relative certitude la persistance en un lieu particulier, de l’influence d’un sujet ou d’un objet y ayant séjourné, et cela bien au-delà de sa disparition. Tout se passe comme si la signature vibratoire de l’entité parvenait à se maintenir à cet endroit, et il est toujours possible d’en détecter la présence, sans que l’écoulement du temps n’en réduise l’empreinte, même après des siècles. Force est donc de constater ce phénomène de rémanence en vertu duquel, tout objet ayant été marqué par un sujet psy, demeure chargé de son influence, à tout jamais.

Il résulte de cette loi et à l’endroit de notre pratique, une série de précautions que tout opérateur se devra de respecter avec rigueur, s’il ne veut pas se trouver la proie d’un mauvais génie dissimulé à l’angle d’une forme en apparence anodine. Les voici exposées ci-après :

  • Toujours respecter les règles d’asepsie occulte qui vont suivre.
  • Neutraliser systématiquement tous les supports à l’aide des techniques enseignées.
  • Utiliser de préférence des supports « neufs » n’ayant jamais été imprégnés.
  • Si vous tenez tout de même recycler vos supports, veillez à conserver les copies ayant conduit à des succès, et à détruire systématiquement les autres ayant amené des échecs.

Souvenez-vous en effet que :

  • Le papier sur lequel vous imprimez votre rosace est toujours susceptible de s’imprégner de l’influence des témoins que vous y déposez.
  • Il se crée toujours un lien occulte très intime entre l’émetteur et les témoins, lien que rien sinon la destruction délibérée ne peut rompre efficacement.

Il demeure très délicat comme vous pouvez le constater de s’entendre sur une définition partagée et convaincante de ce que sont, ou de ce que représentent, ces rémanences. Une tentative acceptable fait état d’un phénomène « d’onde » et « d’information », résultant d’une imprégnation physique ou psychique d’un élément quelconque, et sa persistance dans le temps. De ce point de vue, les ondes radiesthésiques seraient prédisposées à se maintenir en un point précis, tandis que leur origine aurait cessé d’être depuis fort longtemps. Il se trouve également des cas de détection en un lieu particulier d’un type d’ondes spécifiques, à l’exclusion de toute cause connue, à même d’en justifier la provenance et la survenue.

De toute évidence et comme le démontre le plan expérimental, les ondes radiesthésiques ou émissions de formes pour les qualifier ainsi, échappent au conditionnement du temps, se manifestent indépendamment de toute cause physique, et peuvent même être provoquées par la seule force de la pensée d’un opérateur aguerri. En outre, elles peuvent apparaître simultanément en divers points de l’espace en apparence fort éloignés, comme c’est le cas lors de l’emploi d’un témoin supposé manifester la présence d’un sujet, au lieu même où l’on opère. A ce titre, doit-on admettre ou leur indépendance vis-à-vis de la notion d’espace, ou leur existence sur un plan supérieur, sans commune mesure avec l’espace à trois dimensions dans lequel nous évoluons familièrement.

Or ce sont bien ces propriétés de non-localité, non-temporalité, et de forme-pensée, sur lesquelles repose la radionique, et d’où elle retire une certaine efficacité dans la recherche et l’amélioration du mental humain. Il devient dès lors permis de concevoir une action à distance dénuée de tout contact matériel, calibrée spécialement pour agir sur une réalité toujours à l’état de germe, et de reconnaître à la pensée un pouvoir de matérialisation et de soumission du réel. Parvenu à cette conclusion, l’influence de l’observateur sur le phénomène observé devient si massive, qu’elle remet en cause jusqu’à sa propre nature, décrite en termes d’émission et de réception d’ondes. Si l’on admet que toute substance dans l’univers, la matière incluse, est en fait de l’information à l’état brut, il apparaît plus juste de parler de communication en temps absolu, sous l’impulsion de la volonté créatrice d’un l’opérateur.

Nous postulons pour notre part l’existence d’une mémoire vibratoire universelle, contenant en son sein et en totalité l’infinité des univers possibles. Parvenir à consulter ce registre reviendrait à détenir la clé vers la connaissance de tous les événements passés et à venir, ceux-ci étant instantanément accessibles par simple évocation mentale. Une telle croyance en un univers spirituel, si elle demeure purement spéculative et à la discrétion de l’auteur, favorise tout de même l’ouverture d’esprit de l’opérateur de radionique, et lui donne accès à de nouvelles modalités d’action, libérées des carcans habituels. Il en va de même en ce qui concerne la théorie des ondes de forme, qui si elle ne repose sur rien de concret et de tangible, offre néanmoins des voies exploratoires inouïes. Car qui parvient à émanciper sa pensée de ses limites habituelles, devient en théorie capable d’agir sur les événements par la seule force de celle-ci qui agit, et d’infléchir le cours de son propre destin.

Ce que nous retiendrons de ces concepts pour notre pratique, relève avant tout de la prévalence de la pensée de l’expérimentateur, et de son incidence directe sur l’expérience d’influence à distance. Or précisément, des croyances mêmes de l’opérateur dépendra le comportement du dispositif mis en œuvre. Si ce dernier se trouve plus enclin à se fier aux représentations classiques du magnétisme et de l’électricité, il aura tendance à provoquer un tel mode d’action et de comportement à travers sa pratique radionique. C’est ce qui nous amène à envisager l’hypothèse selon laquelle les ondes de forme dont il est ici question, ont tendance à se conformer à la pensée de l’opérateur, et à se comporter ainsi qu’il l’aura lui-même conçu, plus ou moins consciemment. C’est la raison pour laquelle nous insistons beaucoup dans cet ouvrage sur l’importance de l’état d’esprit en radionique, une plus grande partie du succès dans la discipline étant liée à la formation d’une pensée claire, déterminée, et éveillée.

En conséquence de ce qui précède, il devient possible d’affirmer que la radionique est bel et bien une forme de magie moderne, née de la fréquentation empirique des sciences de son époque. Aussi, les instruments et les techniques employés demeurent-ils de simples outils, et une aide précieuse à la concentration. Tout l’énergie mise en jeu provient de la pensée de l’opérateur, et conditionne le succès ou l’échec de l’acte radionique. Pour accomplir son ouvrage, il est toutefois préférable pour l’opérateur de se doter d’un appareil spécial, propre à influencer et à guider les influences recherchées. Ce point est particulièrement vrai aux premiers temps de votre instruction. Il est bien entendu toujours possible de s’abstenir d’employer aucune planche de radionique. Mais en serez-vous réellement capable, et est-ce seulement souhaitable ? Nous préférons au mépris des choses d’ici-bas, leur emploi judicieux pour atteindre aux réalités supérieures. Il n’est guère concevable d’aborder les plus hauts sommets sans un entraînement régulier et exigeant. Or c’est tout l’objet de la pratique radionique, que de favoriser votre éveil et votre progression spirituelle. A mesure que s’affermira votre expérience, se développeront tout autant vos facultés psychiques et mentales, vers toujours plus d’acuité et de précision.

Le rôle prédominant de la pensée en radionique n’est plus à démontrer. Combien d’opérateurs ont-ils, pour l’anecdote, atteint leurs objectifs malgré des dispositifs incorrects voire aberrants ? Certains croient à la théorie des ondes subtiles, tandis que d’autres s’imaginent projeter des énergies à travers l’éther. Quelle que soit votre formation mentale, et la justesse de vos machines, gardez toujours à l’esprit que la radionique n’est que la manifestation extériorisée de la pensée d’un opérateur, et qu’il n’existe pas de radionique sans un être humain pour la concevoir.

Ne jetez pour autant pas l’anathème sur les techniques de radionique, appareils et autres dessins agissants, vous perdriez votre temps et votre énergie. Tous sont la résultante d’une imagination créatrice de formes, et le fruit d’une sensibilité sincère. Demeurez simplement vigilants à ne pas verser dans la surenchère, et à vous souvenir toujours qu’une machine seule ne peut rien ; ce qui compte avant tout, c’est votre pensée. Si pour vous le recours à un ustensile technologique est un « must », ne vous en privez pas, et nous ne saurions trop vous conseiller de le concevoir vous-même. En revanche, n’allez pas penser que le niveau de technicité ou de cherté dudit en détermine l’efficacité. Ce serait gravement vous méprendre. La voie ultime consiste dans notre expérience à concevoir, par et pour vous-même, des dispositifs qui ne ressemblent qu’à vous, et résonnent intimement avec votre propre conception de la radionique.

Nous aurons l’occasion de revenir sur les machines de radionique, et leur fonctionnement en rapport avec le mental de l’opérateur, au cours d’un prochain chapitre. Nous conclurons simplement ici en précisant à propos de la rosace géomantique, qu’elle permet de limiter l’effet des rémanences par élimination des interférences, y compris en provenance de l’opérateur, et de tiers éventuels (autosuggestion, hétérosuggestion). En conséquence de quoi, seul le rayonnement de l’objet ou de son témoin se trouvera cristallisé et diffusé, en toutes circonstances d’usage, et sans précautions particulières.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

cinq + 9 =