Comprendre la Radionique

Nous ne saurions trop vous prévenir d’aborder le domaine de la radionique avec autant de simplicité, et de curiosité qu’il vous est possible, à l’image de l’enfant qui s’émerveille du spectacle poétique de la vie, sans jamais se lasser. Gardez-vous du fatras des concepts, des paradigmes, et des écoles, et ne vous perdez pas dans le labyrinthe des initiations, lesquelles vous retiendraient d’apprendre quoique ce soit.

Veillez au contraire à vous maintenir dans la pratique et l’expérimentation, en restant bien à l’écoute de ce que vous dicte votre instinct. Ne vous laisser pas embourber dans le vide visqueux d’une intellectualisation à outrance, au risque de subir la pire des inerties de l’esprit. Comme nous l’avons déjà recommandé à travers ces pages, vous devriez plutôt fonder votre démarche sur vos résultats, et seulement sur ceux-ci. Il est bien mieux parfois de lâcher-prise sur le contrôle que nous sommes tous tentés d’exercer sur le fil des événements, et d’accepter, à tout le moins de s’ouvrir, à des dimensions et des modes d’action que nous ne maîtrisons pas.

Ainsi guidé par l’intérêt supérieur que représente l’expérience, vous ferez l’économie de la prétendue science des ondes de forme, et préférerez les résultats aux explications. Intéressez-vous seulement à ce qui pour vous et en vous créée du sens et résonne intimement. Vous éviterez par la même occasion bien des débats stériles avec moult détracteurs enragés, et déterminés à vous convaincre du mal-fondé de vos croyances. Le premier critère de succès en radiesthésie relève ainsi de votre capacité à vous absoudre des censures et de la bien-pensance, pour mieux vous focaliser sur votre évolution spirituelle, à travers la discipline que vous avez choisie.

« Cherche, et tu trouveras », à force d’expérimentations et de découvertes, le domaine de la création d’influences par appareils vous deviendra chaque fois plus naturel et immédiat. Soyez seulement attentifs à ne pas vous égarer en conjectures, et posez-vous toujours la question des intentions à l’origine de votre démarche. Vous vous maintiendrez ainsi toujours en parfait alignement avec vos objectifs, et votre pratique n’en sera que plus profitable.

Nous souhaiterions aborder à présent le rôle de l’opérateur dans l’émission d’influences à distance. Trop de praticiens aujourd’hui encore, continuent de croire en une sorte de réalité opérative des machines de radionique. Or nous l’avons vu déjà, ces dispositifs, quelque soit le degré de complexité ayant gouverné à leur assemblage, ne sont d’aucune aide pris en isolation. Pour le dire encore autrement, un émetteur radionique non-soumis à l’influence d’un opérateur déterminé, n’est rien de plus qu’un curieux assemblage sans queue ni tête.

En effet, les ondes radiesthésiques, aussi dites « ondes abstraites », sont directement influencées par le subconscient de l’opérateur, qui en dirige l’émission à l’aide d’un dispositif générateur et amplificateur. Dans cette perspective, l’observateur fait-il lui même pleinement partie du dispositif, dont il influence d’une certaine manière le fonctionnement et la portée finale. Nous allons jusqu’à postuler une prépondérance telle du mental en radionique, qu’elle finit par oblitérer toute autre considération, notamment physique dans l’expérience.

De cela nous tenons pour véridique l’hypothèse selon laquelle la radionique relève bien plus de la clairvoyance et des perceptions extrasensorielles, que d’aucune science physique digne de ce nom. Aussi considérons-nous les instruments comme de simples supports contributifs à la propagation efficace d’influences, distillées à travers le champ  de conscience de l’opérateur.

Cette position radicale nous a d’ailleurs permis d’appuyer quelques propositions non-moins audacieuses, que nous souhaitons rappeler ici :

  • Ce n’est pas sa physicalité qui confère à une machine de radionique son efficacité ; à ce titre, toute œuvre immatérielle de l’esprit, à l’image d’une création virtuelle obtenue par moyens informatiques, est susceptible d’une capacité identique d’émission d’influences.
  • Le comportement d’un générateur d’influences est toujours hautement asservi à la programmation de l’opérateur responsable de sa mise en place ; à tel point que même une convention mentale erronée, fausse ou aberrante (témoin inexact, erreur de montage, etc.), peut conduire à un résultat parfaitement et authentiquement probant. Il peut être utile de rappeler ici qu’une majorité de praticiens continuent de croire à l’existence d’une force mystérieuse émanée de leurs appareillages, ce qui ne les dispense pourtant pas d’obtenir des succès véritables et vérifiables. Ces conventions mentales en apparence fantaisistes, sont en fait parfaitement conformes en d’autres dimensions et en d’autres lieux à une loi de l’Univers, valable en toutes ses parties, ce qui peut justifier de leur validité opérative.
  • Si nous acceptons l’idée qu’il puissent exister des « ondes radiesthésiques », alors celles-ci ne peuvent être que le fruit de la pensée d’un opérateur, lequel exerce sa liberté de les créer, d’en modifier les propriétés, et de les annihiler. Il n’est pas très difficile de franchir un pas de plus en suivant cette hypothèse, et d’envisager une action concrète de la pensée sur la matière, avec le pouvoir d’en modifier même subtilement les caractéristiques, ce point n’ayant jamais été à notre connaissance démontré par la science.
  • « Puisque rien est vrai, tout devient possible », et il est permis d’exposer les théories les plus extravagantes. Tout est acceptable dès lors que rien est affirmé au détriment du reste, pourrait-on ajouter. Et dès lors, comme nous le rappelions plus haut, de ne pas verser trop exagérément dans l’obscurantisme le plus crasse.
  • Selon cette conception du monde, on ne peut finalement trouver que ce que l’on recherche, et toute nouvelle découverte est en quelque sorte une création de l’esprit. Tout se passe comme si parmi l’infini des possibles, nous finissions par entrevoir une modalité émerger à la surface, et la tenir au moins temporairement pour vraie. Or nous savons en tous les domaines de la recherche combien sont impermanentes nos théories. La radionique par excellence est mère d’humilité, de tolérance, et d’ouverture d’esprit. Toute affirmation catégorique en le domaine relève ainsi du mythe personnel.

Libérez-vous de votre désir de tout comprendre, et de tout théoriser ; ce faisant, vous ouvrirez toutes grandes les portes de votre esprit, et vous dégagerez de l’obligation de fournir à vous-même, et aux autres, un cadre théorique à vos recherches. C’est acte de foi préliminaire est crucial, qui vous autorisera une pratique hors de toute croyance limitante, et vous obligera à une plus grande créativité. C’est ici du pouvoir visionnaire de l’artiste dont il est question, pour finalement atteindre à l’objectif suprême, et commun à toutes les techniques de divination : l’état d’inspiration – le seuil des plans supérieurs de l’esprit.

Or est-il bon de bien comprendre et rappeler que nous ne créons pas d’énergie en radionique, mais nous contentons-nous de manœuvrer celles en propre du sujet-récepteur, toujours présentes et en tous lieux de l’Univers. Ce point est d’importance car il permet au novice de se prémunir d’emblée contre trois écueils de la discipline :

  1. Un simple dessin irradiant est de puissance égale voire supérieure à un appareils électronique ultra-sophistiqué, toutes choses étant égales par ailleurs. En l’occurrence, les deux dispositifs placés hors du champs de la conscience de l’opérateur, sont parfaitement inertes et inopérants. Le seul apport qu’il soit possible de reconnaître aux machines plus complexes, est peut-être de favoriser plus finement la capacité de concentration de l’opérateur, en permettant des réglages plus fins et variés. Encore que ce dernier point dépende en grande partie de la sensibilité de celui-ci qui agit.
  2. Aucun appareil ne peut vous rendre plus ou moins sensible, réceptif, ou mieux apte à émettre des influences à distance. Seul votre évolution personnelle et votre accomplissement spirituel vous rendront plus digne chaque jour des techniques employées. L’outil n’est qu’un outil, et si ce n’est la main qui façonne l’ouvrage du radionicien, c’est finalement son esprit qui le modélise ; (la main n’étant que le prolongement du mental, matérialise les intentions). Il est regrettable de constater la surenchère actuelle à la faveur d’appareils toujours plus perfectionnés, avec la promesse d’une puissance décuplée. N’oubliez jamais ceci : la puissance émissive d’un générateur ne dépend que de vous, et de votre orientation mentale. Il n’est ici question d’aucun apport extérieur d’énergie, ni d’aucune capacité de rendement, mais seulement d’harmonisation et de résonance subtile.
  3. Quelques soient les intentions portées par le dispositif émetteur, celui-ci n’a de pouvoir que d’influence sur le sujet-récepteur avec comme finalité de provoquer une altération (modulation) artificielle de son comportement ou de son environnement. De fait est-il indispensable de rappeler que l’accomplissement ultime du but que l’on s’est fixé, ne saurait se produire sans la participation active et responsable du sujet-récepteur. Celui-ci demeurant le principal acteur des changements qu’il souhaite voir se réaliser. Faisons donc toujours preuve de réalisme et de modestie à l’ouvrage !

Nous traiterons dans un prochain chapitre des concepts fondamentaux liés à l’état d’esprit adéquate à adopter lors de toute opération de radionique.

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