Principe des émissions à distance

Nous voudrions tout d’abord rappeler en guise de préambule qu’il n’existe rien de tel qu’une vérité unique et universelle en matière de radiesthésie. Celle-ci appartient au registre des sciences dites occultes, et à ce titre, se décline en autant de propositions qu’il existe de praticiens pour les mettre en oeuvre. De là nous tirons d’emblée le triple constat selon lequel 1) la meilleure méthode en le domaine, c’est la vôtre – entendre celle la plus intuitive et naturelle à vos yeux 2) tenter de démontrer la validité de la radiesthésie par le biais de la validation scientifique relève au moins temporairement de l’irrationnel, tant ses mécanismes à l’œuvre en sont profondément éloignés 3) le seul critère de validité qui vaille en l’espèce relève de l’efficacité opérative des actions conduites, uniquement en vue du bien d’autrui.

Or à l’usage du pendule et des outils de radionique en général, vous serez particulièrement vigilants à vous prémunir des risques d’utilisation malencontreuse, ayant pour causes possibles :

  • L’intervention inopinée de la déduction logique ou du raisonnement analytique, conduisant à émettre plus ou  moins consciemment des hypothèses pseudo-rationnelles ou des prophéties autoréalisatrices.
  • L’autosuggestion incitant à influencer son propre geste en vue d’obtenir un résultat auquel nous croyons, et que nous souhaitons voir s’accomplir tant il nous apparaît indubitable qu’il doive se produire selon ces modalités.
  • L’intuition, les impressions et les émotions altérant notre neutralité, avec pour effet d’impliquer personnellement l’opérateur dans l’observation du phénomène, jusqu’à parasiter l’acte radiesthésique ainsi dévoyé par manque de détachement.
  • L’imagination, et toutes les divagations de la conscience défocalisée, privant la pensée de sa puissance lorsqu’elle est dirigée vers un objectif ou une personne précise, vers laquelle l’opérateur devrait tenter d’orienter toute sa concentration.
  • Le jugement, la volonté personnelle ou le désir de voir un phénomène se réaliser, contraignant l’exécution de l’opération à une séquence conditionnée par les intentions à peine masquées de l’opérateur, et tournées vers lui seul.
  • Le manque de clarté dans les intentions, générant de la confusion et de la complication, toutes deux susceptibles de provoquer des effets paradoxaux, en contradiction avec les finalités de ce pour quoi elles auront été conçues.
  • La tentation de tester par amusement, sans s’impliquer personnellement, de réaliser des essais ou des expériences, entraînant la nullité des opérations conduites par manque d’engagement et déficit d’énergie, et provoquant des échecs fort décourageants.

Seule l’intention indiscutable de faire le bien autour de soi, l’assurance et la confiance en soi, et en toutes circonstances, garantissent le succès des émissions à distance. Or, s’il est peu de vérités acquises une fois pour toutes, nous affirmons que la conviction même de l’opérateur influence les résultats, et que seule compte la pensée (subconsciente) de celui-ci qui imagine (l’intention de l’opérateur) ; à tel point qu’une erreur dans le choix d’un témoin souche est en la plupart des cas sans incidence sur la qualité du résultat final, dès lors que la pensée de l’opérateur aura été bien orientée au moment de la confection du dispositif à émettre.

Ainsi et par lui-même, l’appareil de radionique ne révèle aucun pouvoir d’action. En revanche il conserve de notre point de vue tout son intérêt opérationnel, et même dans cette perspective, car il permet à l’opérateur de soutenir son effort de concentration et de visualisation mentale au moment d’agir. Tout comme l’échelle rend l’ascension plus aisée qu’une simple corde, l’émetteur de forme favorise le jeu des facultés psychiques et mentales de l’opérateur. La concentration mentale seule ne permet pas d’obtenir un résultat satisfaisant, et la réussite provient en réalité de l’action combinée des deux adjuvants, l’opérateur se comportant comme une partie intégrante et active du dispositif dans sa globalité.

Une fois déployé, un appareil de radionique demeure actif par interférence constructive avec la pensée subconsciente de l’opérateur, avec pour effet une amplification maximale de la projection d’influences bénéfiques en direction du sujet-récepteur. Or même si l’opérateur se distrait de son appareillage pour céder aux contingences de la vie ordinaire, sa pensée subconsciente elle ne se détache jamais du dispositif avec lequel elle constitue une entité complexe, agissante et immatérielle.

De cet état des faits nous comprenons que les dispositifs irradiants n’ont aucun compte à rendre à la logique ni à l’exactitude, puisqu’ils appartiennent en plein au domaine du subconscient et de la pensée magique. On ne saurait les mettre en demeure de rendre compte d’un quelconque principe de réalité, ce qui serait pure ineptie et se révélerait parfaitement stérile.

Il devient dès lors crucial pour qui souhaite s’initier de bien apprivoiser le langage du subconscient, qui ne se montre réceptif qu’aux injonctions simples et limpides, formulées dans un langage qui ne cède à aucune forme d’ambiguïté. Or chaque demande lui étant adressée se veut également unique par essence, événementielle et accidentelle : un tel phénomène ou une telle manifestation ne pouvant entrer en résonance que particulièrement à un fait ou un repère que l’on aura déterminé spécialement en vue d’une circonstance précise.

Subséquemment à ce qui précède, un témoin nombre d’amplification par exemple, ne pourra revêtir qu’un effet ciblé sur un sujet et une préoccupation uniques, et il serait absurde de généraliser l’effet obtenu ou  de prétendre à l’universalité de la résonance induite. De cela il convient de conclure que chaque émission d’influences à distance impose la mise en place d’un dispositif pensé et élaboré en chacune de ses composantes afin de favoriser la matérialisation d’un objectif singulier et non-reproductible.

Les dessins et les appareils de radionique constituent en quelque sorte une extension du domaine d’action de la pensée subconsciente de l’opérateur, et en tant que tels, ils se trouvent dispensés de toute nécessité de cohérence ou de validité théorique ou scientifique ; leur forme et leur fonctionnement théorique pouvant confiner bien souvent à l’absurde, voire au comique. Pour ma part, je préfère parler de poésie, et ce choix terminologique n’est pas complètement innocent.

En cela le travail de l’imagination pour rendre possible la visualisation est fondamental. La conception par la pensée de l’objectif à atteindre est en effet au cœur de la démarche radiesthésique, en ce qu’elle permet le travail d’échantillonnage, de détection pourrions-nous dire, et de syntonisation de la pensée subconsciente de l’opérateur avec la cible recherchée. Tout se passe comme si la similitude entre la forme-pensée de la chose recherchée et l’émission cérébrale de ladite finissait par vibrer à l’unisson, et ne faire plus qu’une seule et même effluence. Dès lors nous pouvons ici réaffirmer l’hypothèse selon laquelle l’instrument de transmission à distance n’a aucune vocation à produire ou transmettre une quelconque énergie, mais plutôt à étalonner puis à harmoniser une modalité particulière d’influences que l’on cherche à diriger vers un sujet-récepteur connu au moment d’opérer.

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