Les passations géomantiques

L’analyse des passations (redoublements) de Figures dans le tableau géomantique se fera toujours dans l’ordre naturel de numérotation des Demeures, la Figure « voyageuse », aussi dite « passante », drainant sur son passage une somme d’influences dont il conviendra d’interpréter le sens, en rapport avec le domaine de la question posée.

L’exercice consistera donc à associer les significations propres à chaque Demeure pour n’en faire plus qu’une, et ainsi parvenir à remonter à la source d’une situation, d’une décision, ou des préoccupations actuelles du questionneur.

Selon la qualité de la Figure en passation, favorable ou défavorable, les effets diffusés sur les Demeures traversées se trouveront être de nature plutôt bénéfique ou maléfique, et il conviendra de ne retenir que ceux-là. Selon enfin l’affinité ou la contrariété élémentaire de la Figure avec sa Demeure, il importera de moduler la puissance de ces effets, et comme il a déjà été exposé lors de l’étude des réactions.

J’ai coutume de toujours compléter l’étude des passations par la recherche dans le Thème des Figures dites « en affinité » avec celles du Questionneur, de la question, ou du Juge. Ces Figures, de par leur symbolisme, leur signification, ou leur aspect, en rappellent d’autres, avec lesquelles elles nourrissent de fait un type particulier de rapports, qui méritent toujours d’être investigués.

Il existe trois types principaux d’affinités de Figures qu’il convient d’apprendre à identifier, et dès le premier regard porté sur le Thème événementiel avec l’expérience :

  • Figures contraires :
    • Deux Figures sont dites « contraires » lorsque l’une dérive de l’autre par renversement de ses points, selon un axe horizontal (exemple  : Laetitia – Tristitia), à l’exception des Figures Via, Populus, Conjonctio et Carcer qui sont à elles-mêmes leurs propres symétriques.
    • Une figure est objectée, affaiblie et se trouve en antipathie mutuelle avec une autre qui lui est contraire, aussi dite « opposée » ; c’est alors le signe de contrariétés et d’antagonismes sévères, et l’annonce d’une crise avec opposition drastique des forces en présence.
  • Figures complémentaires :
    • Deux Figures sont dites « complémentaires » lorsque l’une dérive de l’autre par substitution de ses points simples par des doubles, et réciproquement ; (entendre par inversion de la parité de ses éléments ; exemple : Puer  –  Rubeus).
    • Une Figure est reliée à une autre complémentaire, notamment en cas d’absence de passations dans le tableau, donnant ainsi lieu à une passation secondaire, laquelle il conviendra d’étudier en associant la signification et les attributs des demeures traversées.
  • Figures en analogie de sens :
    • Deux Figures sont dites en analogie de sens lorsque leurs significations fondamentales se rejoignent et qu’elles partagent une dialectique, une symbolique et une signification communes ou apparentées ; (Ex. : Acquisitio – Laetitia).
    • Une Figure est renforcée par une autre en analogie de sens, et leur message énoncé d’une seule voix se voit doublement réaffirmé au sein d’un ensemble cohérent et uniforme.

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